Ce qui est déjà en place
Trois obligations déjà en vigueur, sanctions à l'appui :
- interdiction des pratiques à risque inacceptable, depuis février 2025 ;
- AI literacy (Article 4) : former ses équipes, depuis février 2025 ;
- documentation et cybersécurité pour les GPAI à risque systémique — GPT, Claude, Gemini (Article 55), depuis août 2025.
Le Digital Omnibus n'y touche pas. Ce socle reste.
Ce qui arrive au 2 août
Trois bascules concrètes :
- la Commission obtient ses pouvoirs de sanction sur les modèles d'IA généralistes ;
- la transparence (Article 50) devient obligatoire : dire à l'utilisateur qu'il parle à une IA, signaler un deepfake — aucun report prévu sur ce point ;
- les autorités nationales retrouvent leur pleine autorité de surveillance du marché.
Ce qui devrait être reporté
Trois échéances devraient glisser : la conformité des systèmes à haut risque, le marquage des contenus IA, et l'encadrement des systèmes intégrés à des produits réglementés. Mais sans publication du texte, ce report reste une intention politique — pas une obligation levée.
A retenir :
Chatbots, assistants conversationnels, générateurs de contenu : toute entreprise qui déploie des outils IA a intérêt à vérifier dès maintenant sa conformité sur trois points — la transparence exigée par l'Article 50, la sécurité de ses modèles et de ses fournisseurs d'IA, et la formation de ses équipes.